Super Mario Bros. sur NES

Jouer à Super Mario Bros. en 2019


Il y a deux ans, je craquais pour une NES en vide-grenier grâce au flair de mon fiston. Dans la foulée, j’achetais quelques cartouches NES en Cash, l’histoire de faire un retour nostalgique dans mon passé de gamer.

Mais voilà ! Ce fut un peu la déception. En effet, lorsque l’on branche une NES sur un écran LCD, ça bave, c’est tout dégueu. et ça lague. Si j’avais un écran cathodique, ça serait l’idéal. Le tube cathodique, lourd, carré et encombrant ! La TV idéale pour nos vieilles consoles, qui fait les vraies belles images colorées avec des scan-lines.

Car le rétro-gaming c’est mieux sur un cathodique. Enfin, c’est l’idée commune des gamers nostalgiques que je partage plus ou moins. Une idée certe fondée, mais qui a ses limites aujourd’hui.

Redécouvrir le rétro-gaming sur une TV cathodique


Effectivement, le rétro-gaming n’a plus vraiment besoin de TV cathodique. On a l’émulation avec les RecallBox et autres MAME. On a aussi les Upscalers que j’affectionne particulièrement. Et puis, les réeditions de console-mini à la mode HDMI,

Du coup, pour me simplifier la vie avec le rétro-gaming, j’ai enfin acheté une TV Sony Trinitron de 73 cms. Et, j’ai redécouvert tous les inconvénients du CRT, à savoir le poids et l’encombrement. Et puis la qualité d’image est toute relative en comparaison d’un Upscaler. En revanche, la jouabilité est fantastique.



Je précise que la qualité PAL d’une NES sur un écran CRT n’est pas Top. Je dirais même que c’est franchement dégueulasse car la NES Européenne a le pire signal vidéo que les consoles n’aient jamais connue. Dotée d’un RVB bien pourri, on est loin d’une qualité en RCA composite de la version US ou JAP. L’image sortie de la NES Europe est donc bien moche mais au regard du LCD, c’est toujours mieux !

Après avoir nettoyé cette antiquité, je suis tombé dans le piège du gars qui règle l’image et qui fini par passer 2h à jouer à Super Mario Bros que j’ai redécouvert. Tout un programme ! Un enchantement, un jeu rétro très addictif, culte et incontournable.

Tout le monde connait Super Mario Bros. ! Mais en êtes-vous sur ? Détaillons brièvement ce superbe jeu de 1985 ! Pour être honnête, je l’ai refait cette année et j’ai pas mal de choses à vous dire.
Super Mario Bros. c’est quoi ?

Développé par Shigeru Miyamoto pour Nintendo, Super Mario Bros. apparaît en 1985 sur la NES.



Ce jeu de plateaux en 2D met en scène un petit personnage nommé Mario – plombier de son état professionnel – dans le Royaume Champignon. Un jour, le royaume Champignon – où habite la princesse Peach avec ses Toads – est attaqué par le Roi des Koopas – le maléfique Bowser. Ce tyran de surcroit envahisseur décide de transformer tous les habitants du royaume en brique. Face à cette situation, Mario – notre héro aux accents italien – décide de partir à l’aventure pour sauver la jolie princesse Peach et combattre l’irascible Bowser.

Durant sa quête pour sauver la Princesse Peach, Mario devra éviter de nombreux pièges et pourra bénéficier de Power-Up – des pouvoirs magiques – qui lui confère des capacités spéciales pour se défendre face à tout un tas de personnages maléfiques. L’issue du scénario est évidemment connue… l’intrigue est assez classique !

Super Mario Bros. est bien un jeu de plateau en 2D, vendu à 40 millions d’exemplaires dans le monde. C’est pas rien ! Le concept de jeu est une référence. Simples, efficaces, les niveaux se présentent de manière horizontale. Son level-design propose de nombreuses difficultés diverses, des raccourcis secrets ainsi que des Boss de fin de niveau super chiants. On s’est tous habitué a ce type de jeu die and retry. Le concept sera réutilisé pour les nombreuses suites Super Mario. Un must-have pour le joueur !

Les musiques du jeu sont écritent par Koji Kondo. Les 6 morceaux de musique que compte le jeu ont été composées à partir d’un petit clavier musical et spécialement adaptées par l’auteur pour le jeu.

Il faut reconnaître que la NES n’excelle pas techniquement par son chipset sonore car n’oublions pas, que c’est une console 8 bits. Pourtant, le thème principal est mondialement connu et illustre à lui seul le jeu vidéo en général.

Quant au graphisme, c’est assez simple et épuré. Il faut comprendre que la NES n’affiche que la simple résolution 256×240 avec 25 couleurs possibles. Du point de vue de notre époque – en 2019 – on est dans du Pixel-Art pur et dur qui pique les yeux. Néanmoins, on reconnaît facilement les personnages, de Mario à Bowser, en passant les Goomba et autres Koopa !

Jouabilité et Level-design

Côté level-design, c’est tout simplement génial. Le jeu est composé de huits mondes, avec 4 niveaux chacuns. Le jeu regorge d’idée et touche à la perfection. Car tout est pensé pour que le joueur accroche ; comme je le disais, c’est très addictif.

Le premier niveau est plutôt simple et permet au joueur d’apprendre à jouer. Mécaniquement, Il faut éviter tous les pièges, et récupérer un maximum de pieces pour avancer. Car rapidement, la difficulté progresse de niveau en niveau avec des boss toujours plus forts.

Cela peut vite rebuter les joueurs occasionnels, en effet, il faut persévérer et même essayer de comprendre le jeu avant d’y jouer. Il existe des zones secrètes – ou warpzones – qui permettent au joueur de passer d’un monde à l’autre. Les premiers niveaux sont assez accessibles ; mais vous allez devoir apprendre toute la mécanique de jeu – qui en revanche, reste assez simple.

N’hésitez pas à casser les plafonds – par exemple – pour monter et éviter les goombas ou autres pièges.
Ce jeu demande de la réflexion et pas forcément des compétences en combats. Soyez astucieux.

Duck Hunt sur NES


Par exemple, dans certains niveaux, de méchants nuages apparaissent ; ils laissent tomber des carapaces maléfiques et de surcroît gênantes pour la progression ; il faut donc les flinguer rapidement plutôt que de tenter de s’échapper en force. C’est souvent le manque de technique qui lasse les joueurs et particulièrement avec le jeu Super Mario Bros.

Autres astuces pour les débutants, n’hésitez pas à cogner les briques plusieurs fois pour récupérer un maximum de points de vie ; ce doit être un réflexe surtout que vous avez un indicateur pour signaler qu’elle est vide. Super Mario Bros n’est pas un jeu de combat mais bien un jeu d’arcade puzzle.

Autre exemple, dans le niveau 2 du monde 4, des briques invisibles sont cachées ; elles peuvent se relever grandement utiles pour la suite du jeu, allant même jusqu’à activer une plante grimpante qui peut vous amener à un niveau caché de type respawner.

Vous constatez que le level-design du jeu est riche et bourré d’astuces. Mais avouons que le niveau 6 du monde 4 est un peu hard. Les galerie du château de Bowser avec les lasers et les boules de feu sont éprouvantes. Alors, autant dire que le niveau 8 du monde 4 est en enfer, on se retrouve dans un milieu aquatique dans les bas fonds du château. Franchement, dur. Et le final avec le Boss Koopa et ses haches est terrible !

Conclusion

Vous l’avez compris, c’est un jeu mythique, pas forcément réservé aux hard gamers mais qui demande un minimum d’investissement pour le terminer. Alors, Pour la durée de vie du jeu, disons 1h30 à 2h sans utiliser les warpzone. Et disons le, plus long pour les joueurs occasionnels.

Vous l’avez compris, Super Mario Bros. n’est pas si simple ; il mérite sa renommée !
Encore, faut-il y avoir jouer. Pour ma part, j’ai facilement repris mes marques. J’avoue que Super Mario Bros. sur NES, et par conséquent sur TV cathodique, se joue plus facilement. Mes réflexes sont plus vifs.
En effet, c’est étonnamment fluide et j’ai pas retrouvé cette sensation sur OpenEmu. Rien à faire, je préfère jouer sur la console originale même si graphiquement c’est pas top sur NES.

J’espère surtout que vous aurez l’idée de refaire ce magnifique jeu sur NES et sur cathodique. Un must à refaire.



Enregistrer un commentaire

Indiquez votre commentaire

Plus récente Plus ancienne

Formulaire de contact